Oui ou non la Belgique communautaire est-elle atteinte d'un mal persistant, d'une quelconque fatalité?
C'est le thème d'un débat fondamental qui s'est engagé depuis la réforme de 1980. Le groupe Coudenberg étudie dans ce rapport sans complaisance ce qu'il est convenu d'ap- peler le mal belge.
Depuis une vingtaine d'années, ce pays fournit trop souvent le spectacle de ses divisions et de son impuissance. Il n'est plus dans le peloton de tête des pays industrialisés.
Il s'adapte moins bien que les autres aux trans- formations rapides de la société postindus- trielle.
Le groupe Coudenberg a recherché, dans le dialogue, les conditions impérieuses des choix définitifs. Jamais au cours de notre histoire d'après-guerre, les chances d'un renouveau n'ont été si réelles. Il faut qu'en dehors de toute préoccupation partisane et philosophi- que, le monde politique se mette à l'écoute de la vie. Il faut que ceux, trop nombreux, qui se donnent pour règle de ne point << faire de vagues »>, placent enfin l'intérêt du pays au- dessus de leurs silences complices et de leur propre tranquillité.
C'est ce que tente de faire le groupe Couden- berg: une « société de pensée » qui rassemble des hommes et des femmes de toutes tendan- ces idéologiques, de tous âges et de toutes professions (à l'exception de mandataires poli- tiques)