L’expression « remettre l’Église au milieu du village » signifie généralement remettre au centre de la discussion les valeurs et acceptions communes autour desquelles il est possible de se rassembler, plutôt que de s’égarer dans des extrêmes. Serait-il possible d’arriver à dégager une acception univoque et partagée de ce que pourrait signifier « remettre la laïcité au milieu de la Cité » ?
Cette analyse propose de questionner la relation entre le principe de laïcité, sur lequel nous réfléchissons au passage, et l’organisation sociale et urbanistique de nos villes d’aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’une prise de position, ni encore moins d’un plaidoyer quelconque, mais plutôt d’alimenter la réflexion philosophique sur la laïcité en tant que principe de gestion démocratique du pluralisme, dans le contexte hétéroclite des agglomérations urbaines, comme Bruxelles.