Dans son premier rapport publié en 1972 le club de Rome, loin de se faire l'avocat de la « croissance zéro », reconnaissait pleinement le besoin pressant de la croissance matérielle dans les pays pauvres mais nous mettait en garde contre les conséquences d'une course irréfléchie à la croissance dans les pays industrialisés. Force est de constater, deux décennies plus tard, que l'accroissement du fossé entre pays riches et pays pauvres, et l'impact global de l'activité humaine sur l'environnement comptent parmi les plus grands défis que l'humanité aura à relever dans les toutes prochaines années. D'autres facteurs ; issus de l'imprévisible bouleversement des données géostratégiques, économiques, technologiques, sociales et culturelles ; préparent une véritable révolution de l'ordre du monde tel que nous le connaissons aujourd'hui. Toute la question consiste désormais à savoir si nous en serons les acteurs ou les victimes. Après avoir exposé les faits et chiffres qu'il faut connaître pour être capable de raisonner globalement l'étendue de ces bouleversements, le nouveau rapport du Club de Rome avance un ensemble de mesures concrètes d'action concertée propres à pallier l'impuissance des instances nationales et internationales face à la montée des égoïsmes individuelles et collectifs.