Le nouveau mantra l’affirme : avec l’urgence climatique, plus que jamais, " nous sommes tous dans le même bateau ". Si la planète coule, personne n’en réchappera, qu’on soit sur le pont ou dans la cale. Pour la sauver, tout le monde doit se serrer les coudes.
L’urgence climatique est-elle le fondement d’une nouvelle " Union sacrée " ou, au contraire, doit-elle donner une nouvelle impulsion et un nouveau contenu à la contestation radicale du capitalisme ? A moins d’inventer un nouveau compromis social, prolongement environnemental du compromis social-démocrate...
En ouverture de son n°62 (décembre 2009), POLITIQUE interrogeait l’idée d’un possible " capitalisme vert ", à partir de la conversion apparente du monde économique. Nous avons soumis cette réflexion à quelques auteurs, chercheurs et acteurs, dont deux ministres. Leurs réponses, très diverses, dessinent une carte des positionnements possibles, entre l’utopie radicale et l’écologie de gouvernement, qu’elle soit rouge ou verte.
Plan du dossier :
# Du "greenwashing" à la décroissance / par Christophe Degryse
# Les métallos ont raison de se méfier / par Isabelle Stengers
# Etre réellement écologiste, c’est être anticapitaliste / par Christian Arnsperger
# Pour un communisme vert / par Pierre Eyben
# Une modernisation écologique simplificatrice / par Edwin Zaccaï
# Justice sociale et préservation de la planète / par Jean Cornil et Henri Simons
# Vers un capitalisme durable ? / par Paul-Marie Boulanger
# Ce qui, pour les Verts, est capital / par Jean-Marc Nollet
# Pour une écologie politique de gauche / par Paul Magnette
# Peut-on verdir le capitalisme ?