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Le capitalisme numérique colonise tous les lieux que nous dés-habitons
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Voir le numéro de la revue «Etopia, Revue d'écologie politique, 15, 01/06/2020»
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- Note
- Interview d'Antoinette Rouvroy - La crise du Covid et ces semaines de confinement qui se succèdent et qui sont imposées à plus de la moitié de l’humanité voient à la fois l’arrêt partiel ou total de pans entiers de l’économie, et en même temps un triomphe des géants du numérique qui semblent asseoir définitivement leur hégémonie. - Les réseaux sociaux et les Gafam semblent pourtant répondre à une série de problèmes posés par le confinement : contacts sociaux bien sur, vente en ligne, information mais on sent aussi des innovations soudaines pour tenter de répondre à cette épidémie et au confinement ? - Vous avez récemment co-signé une carte blanche dans le Nouvel Observateur à propos des travailleurs des plates formes numériques, vous y dénoncez les conditions déplorables de ces travailleurs, qui se constatent de façon encore plus flagrante dans les conditions du confinement, comme si les plates formes ne répondaient plus à aucune forme de règle ou de loi. On le voit aussi, par exemple, avec les travailleurs d’Amazon... Pourtant on a l’impression paradoxale que si cette crise révèle une fois de plus les disparités terribles du système, elle renforce, au moins ponctuellement, la puissance des acteurs du numérique qui en profitent le plus (Amazon recrute à tour de bras, et la crise économique qui nous pend au nez devrait voir se multiplier les candidatures...) - Dans le domaine du numérique, à quoi « le monde d’après » devra être particulièrement attentif ? - Dernière question : Voyez-vous des signes positifs, encourageants, des « bonnes nouvelles » aussi dans cette crise et ce confinement ?
- Description physique
- p. 33-41
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